La mise en place d’un fast-track : accélérer les autorisations d’essais cliniques dès 2026


À partir du premier trimestre 2026, un nouveau dispositif national d’autorisation fast-track sera mis en œuvre, afin de renforcer l’attractivité du territoire et offrir aux patients un accès plus rapide et sécurisé aux innovations thérapeutiques.
La rapidité d’autorisation et de mise en œuvre des essais cliniques est devenue un facteur de compétitivité majeur pour attirer des projets de recherche. Les nombreux délais administratifs observés jusqu’ici placent l’Europe, ainsi que la France, derrière d’autres zones géographiques, alors même que le continent souhaite renforcer son leadership scientifique et médical.
Le dispositif fast-track vise donc à réduire significativement les délais d’évaluation de l’ANSM, tout en préservant des exigences élevées en matière de sécurité et de rigueur scientifique. Il s’adresse aussi bien aux promoteurs académiques qu’aux industriels.
Il concerne exclusivement les essais mononationaux et s’adresse en priorité :
Pour bénéficier de ce dispositif, les promoteurs devront :
La vérification préalable d’éligibilité sera réalisée par l’ANSM, avant que l’évaluation du projet soit déclenchée.
La procédure européenne prévoit des délais de 31 jours sans question et jusqu’à 106 jours en cas de demandes de clarification, avec 50 jours supplémentaires pour les médicaments de thérapie innovante. Le fast-track français réduit ces délais à 14 jours sans question, 49 jours maximum avec clarification, et aucun délai additionnel pour les MTI.
Une phase pilote sera lancée en amont, pour tester le fonctionnement et optimiser les processus avant le déploiement complet, dès 2026.
En revanche, cette accélération du processus d’autorisation n’exonère pas les promoteurs du respect des exigences réglementaires habituellement applicables, à savoir l’obtention :
Le lancement de la procédure fast-track dès 2026 constitue une avancée majeure pour la recherche clinique française. En réduisant de façon notoire les délais d’autorisation, la France a pour ambition de renforcer son attractivité internationale pour la recherche biomédicale, de multiplier les essais précoces tout en améliorant l’accès des patients aux traitements les plus récents.
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